Tout le monde sait que l’amaryllis produit une
fleur spectaculaire issue d’un
bulbe. Mais saviez-vous que cet énorme
bulbe s’appelle
Hippeastrum papilio? Les amaryllis vendues de nos jours sont en fait des
hybrides. La véritable amaryllis,
Amaryllis belladonna ou lis belladone, est un
bulbe sud-africain qui produit une multitude de petites
fleurs. Il est parfois offert parmi les
bulbes à
floraison printanière dans les jardineries spécialisées.
Plusieurs nouvelles
variétés d’amaryllis, blanches ou pastel, ont fait leur apparition sur le marché. Les plus populaires sont ‘Angélique’ (rose) et ‘Lady Jane’ (rose saumon). Il y a
A. gracilis et ‘Spotty’, aux
fleurs plus petites, mais qui produisent plusieurs
tiges florales par
bulbe. Il y a aussi des
cultivars à
fleurs doubles et odorantes, comme ‘Nymph’. D’autres
variétés, comme ‘Mont Blanc’, sont entièrement blanches ou la
variété ‘Picotee’, blanche aussi avec une fine marge rouge autour des
pétales. On peut acheter des
bulbes d’amaryllis prêts à fleurir chez les fleuristes et dans certaines jardineries.
Des réponses aux questions les plus fréquentes
Réussir à faire fleurir une amaryllis la première année n’est pas difficile si le
bulbe est sain et bien développé. L’hiver est le temps idéal pour le
forçage. La plante est en
fleur au bout de quatre à cinq semaines après la mise en pot. En la faisant cette semaine, vous serez à temps pour la Saint-Valentin.
• Utilisez un pot ayant environ 2,5 cm de plus que la grosseur du
bulbe.
• Choisissez un
terreau commercial (genre Pro-Mix). Le
bulbe ne doit être recouvert qu’à moitié.
• Placez le pot à la température de la pièce (20 oC) dans un emplacement ensoleillé. Lorsque la
fleur commence à émerger, on fera pivoter le pot d’un quart de tour tous les jours, pour que la
tige soit bien droite.
Après la floraison
Quand la dernière
fleur est fanée soit (après environ deux semaines de
floraison par
tige), on place le
bulbe devant la fenêtre la plus ensoleillée de la maison. Fertilisez abondamment, de préférence avec un
engrais riche en phosphore (P) et surtout en potassium (K), et plutôt faible en azote (N). Un fort ensoleillement et des fertilisations fréquentes sont essentiels à la formation d’un gros
bulbe dodu, garant d’une prochaine
floraison abondante.
L’été, la plante peut être cultivée à l’extérieur en l’acclimatant graduellement au soleil. Pour éviter les problèmes avec son principal ennemi, la mouche du narcisse – qui ressemble à un bourdon jaune et noir et dont la
larve creuse l’intérieur du
bulbe et le fait pourrir –, on recommande de sortir les plants à l’extérieur après le début juillet seulement. Cet insecte est le seul ravageur sérieux de l’amaryllis.
Une période de dormance n’est pas obligatoire pour la plupart des
hybrides, mais elle hâte la
floraison. Dans ce cas, il faut rentrer le plant en septembre et arrêter toute fertilisation et
arrosage. Quand les feuilles jaunissent, on les enlève et on place le
bulbe dans un endroit frais (entre 10 et 15 oC : jamais au réfrigérateur!).
Quand un bouton
floral apparaît, on remet le plant en pleine lumière et on recommence les
arrosages. La
floraison suivra sous peu. Sinon, il suffit de placer le
bulbe devant une fenêtre ensoleillée dès sa rentrée et de fertiliser régulièrement. Il fleurira quand il sera prêt.
L’amaryllis fleurit mieux lorsque le
bulbe est à l’étroit dans son pot; il peut donc rester plusieurs années dans le même pot. Il peut être rempoté à tous les trois ou quatre ans, à l’automne.
S’il ne fleurit pas
Malgré les meilleurs soins, il est possible que le plant ne fleurisse pas. Occasionnellement, pour des raisons inconnues, les
bulbes d’amaryllis ne fleurissent pas la première année, même s’ils ont été forcés commercialement. Il faut alors maintenir le
bulbe en culture et il fleurira l’année suivante.
Marie-Fleurette Beaudoin
Responsable des publications horticoles chez Médias Transcontinental