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Les Gesnériacées |
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Les gesnériacées font partie d'une
famille vivant majoritairement en zone tropicale ou subtropicale. Les conditions
climatiques et environnementales ne sont donc pas courantes dans nos maisons.
Toutefois, on peut s'en approcher et maximiser la croissance en respectant un
minimum de paramètres au niveau du sol, de l'arrosage et de la lumière.
Les accessoires tels les contenants et les fertilisants sont aussi importants mais pas essentiels. Enfin, l'esthétique est laissée au goût du collectionneur.
Sol : Il doit être léger et bien drainé. L'utilisation de mélanges de terre synthétiques (Pro Mix) est un bon départ. En général, un mélange composé de mousse de tourbe (4 parties), de perlite (1 partie) pour augmenter le drainage et de vermiculite (1 partie) pour conserver les fertilisants donne de très bons résultats. À l'occasion, on peut augmenter le drainage en ajoutant du sable grossier lavé ou de la silice servant à filtrer les piscines. L'ajout de compost commercial (jamais celui fabriqué chez-soi) augmente la quantité de matière organique, fournit les bactéries nécessaires à la plante et conserve l'humidité du sol.
Ce qu'il ne faut surtout pas faire est d'utiliser du terreau vendu comme ‘Terreau pour violettes africaines'. Celui-ci est trop fin et étouffe les racines en peu de temps.
Arrosage : En général, l'eau domestique est de bonne qualité pour les gesnériacées. Dans certaines régions, le calcium et les sels minéraux sont concentrés. On le remarque par les dépôts blancs autour du pot et de la plante. Dans ces conditions, il faudra effectuer un bassinage en trempant le plant dans de l'eau tiède d'environ 30 o C pendant environ 15 minutes.
L'eau doit être exempte de produit huileux et de préférence, légèrement tiède. Après l'arrosage, on ne doit pas laisser les racines tremper dans l'eau plus d'une heure. En général, il ne faut pas laisser sécher le sol complètement sauf pour les streptocarpus et les sinningias. Les racines ont autant besoin d'air que d'eau pour ne pas pourrir.
On arrive à retarder l'évaporation de l'eau du sol en maintenant l'humidité de l'air ambiant élevée, aux alentours de 50 %. Au-delà de ce taux, s'assurer qu'il y a une bonne circulation d'air pour ne pas favoriser le développement du mildiou, une maladie du feuillage qui peut s'attaquer aussi aux fleurs. À défaut d'une atmosphère humide, on peut déposer les gesnériacées dans un sous-plat rempli d'eau et de gravier mais en s'assurant que le pot ne touche pas à l'eau.
Il existe depuis quelques temps, du Pro Mix contenant un gel qui retient l'eau. Avec ce mélange, on peut réduire le nombre de jours entre les arrosages. Toutefois, faites en l'essai pour évaluer le temps requis pour permettre au sol de sécher suffisamment.
Le pH de l'eau d'arrosage est à son meilleur à 7, mais ce n'est pas une donnée essentiel. Les producteurs en tiennent compte pour optimiser leur commerce.
Lumière : La culture sous néon est idéale. Toutefois, l'utilisation de lumière se rapprochant le plus du soleil favorise le développement et la floraison. Les lampes 'Metal Halide' et les lampes au 'Sodium à haute pression' fournissent ce type de lumière mais sont beaucoup plus chères à l'achat. L'intensité recommandée est de 8000 lux. Lorsque l'intensité ne peut être atteinte, il est possible de compenser le besoin en augmentant l'humidité de l'air ambiant. Les résultats sont remarquables.
Il est à noter que le centre du néon est la partie ou lumière est la plus intense. Une distance d'environ 20 cm de la plante est bonne. Les fluorescents standards sur le marché sont ceux de type « Chaud » et « Froid ». Ce dernier est préférable pour la croissance de la plante alors que le type « chaud » favorise la floraison.
La durée recommandée est de 12 heures par jour pour une croissance
normale. Pour favoriser la floraison, il faudra l'augmenter jusqu'à
14 heures. Toutefois, il ne faut par l'augmenter de plus d'une demi-heure par
semaine sinon, la dimension des feuilles ne sera pas régulière
et le contraste sera dévalorisant au niveau de l'esthétique de
la plante. L'utilisation d'une horloge automatique est toute indiquée
pour régulariser la durée de la lumière. Il n'y a aucun
avantage à éclairer au delà de 14 heures par jour.
En l'absence d'éclairage artificiel, l'exposition de la violette africaine à une fenêtre bien éclairée à l'est est très efficace, mais la floraison ne sera pas spectaculaire l'hiver où la durée du jour est à son minimum.
Température : La température idéale se situe vers 25 degrés Celsius pendant le jour et de 20 la nuit. Il est important de ne pas exposer les violettes à des courants d'air. Il est toutefois avantageux qu'il y ait une circulation légère pour réduire les zones humides et diminuer les dangers de développement de maladies. Une température au-delà de 30 degrés force plusieurs gesnériacées à se développer mais parcontre, plusieurs autres vont flétrir. Aucune violette africaine ne supportera le gel. Le maintien d'une température inférieure à 15 degrés peut être fatal.
Contenant : Dans la nature, cette plante pousse dans des endroits restreints. Ainsi, l'utilisation de petits pots est recommandée. La normale est que le diamètre du pot ne dépasse pas le tiers de la largeur du feuillage (rosette). En plus d'être esthétique, cette proportion permet au sol de s'aérer plus rapidement et aux racines de mieux se développer.
La plupart des violettes sur le marché sont du type 'standard' et n'auront pas besoin de pot plus grand que 10 cm. Pour les violettes miniatures on utilise des pots de 6 à 8 cm. Pour les variétés géantes, les pots de 15 cm sont courants. Pour toutes dimensions, il est essentiel d'utiliser des pots de type 'Azalée' i.e. des pots peu profonds marqués AZ 4 pour ceux de 10 cm (4 pouces), AZ 6 pour ceux ce 15 cm et ainsi de suite. Certaines variétés rampantes sont attrayantes dans une jardinière suspendue.
Les pots de plastique sont ceux qui conservent le plus l'eau. Ceux en grès sont très efficaces mais demandent une surveillance constante pour l'arrosage étant donné que l'évaporation se fait par le pot.
Avant de rempoter le plant, attendre quelques semaines après que les racines ont o occupé le pot.
Fertilisation : La plupart des Gesnériacées du type 'racine fibreuse' dont la violette africaine fait partie ont les racines sensibles. Elles ne tolèrent pas la présence massive de sels dans le sol. Il est donc nécessaire d'arroser avec une solution diluée de fertilisant. Par une solution diluée, il faut entendre une concentration du quart de celle recommandée par le fabricant. Cette méthode permet de fertiliser à chaque arrosage. Après quelques semaines, il est nécessaire de n'utiliser que de l'eau pour rincer le sol des dépôts de sels résiduels et nuisibles pour la plante. Un bassinage d'environ une demi-heure est idéal.
Les formules recommandées sont le 20-20-20 pour le développement de la plante. Lorsqu'on remarque la présence de bourgeons à fleurs, l'utilisation de la formule 15-30-15 va favoriser la floraison. Le rinçage du sol est aussi nécessaire pendant cette période.
La violette africaine a la capacité de fleurir toute l'année. Il faut noter que la floraison demande de l'énergie à la plante. Pour cette raison, il est recommandé d'alterner la fertilisation entre les deux formules même pendant la floraison. Si la croissance ralentit, il est primordial de réduire l'utilisation de fertilisant pour une certaine période de temps et de reprendre s'il y a des signes évident de reprise de vigueur.