La plantation de l’ail
L’ail (
Allium sativum) est une plante bulbeuse indispensable au potager. En plus d’entrer dans la préparation d’une
variété de plats (salades, viandes,
légumes), il a des propriétés bénéfiques pour la santé et un effet répulsif sur certains ravageurs (piéride du chou, aleurodes, pucerons, taupes, souris). Il est donc conseillé de cultiver l’ail comme plante compagne à proximité des tomates, des aubergines et du chou, autour des
arbres fruitiers et près des fraisiers, des framboisiers, des rosiers, des tulipes et des lis.
On plante l’ail de septembre à octobre, avant que le sol ne gèle, soit durant les quatre à six semaines précédant l’arrivée des premières gelées mortelles. On choisit un endroit bien ensoleillé et un sol
fertile qui se draine bien. Si le sol est trop lourd, par exemple
argileux, on incorpore un peu de sable pour l’alléger. Il est important d’éviter de planter l’ail dans une
terre fraîchement enrichie de
fumier ou de
compost. Cette plante doit croître dans une
terre où la matière
organique est très bien décomposée. Ainsi, on peut le planter dans un sol où de la laitue, du concombre, de la tomate, du chou ou de la courge ont été cultivés au cours de la saison, car la matière
organique ajoutée pour ces cultures a eu le temps de bien se décomposer.
Au moment de la plantation, on sépare les
gousses issues de
bulbes sains et exempts de maladie, puis on sélectionne les plus grosses. On les dépose dans un trou d’environ 5 cm de profondeur, la pointe orientée vers le haut, puis on les enterre. On distance les
gousses les unes des autres de 7 à 15 cm et les rangs de 25 cm. En guise d’isolant durant l’hiver, on peut couvrir le tout d’un
paillis de feuilles mortes d’une épaisseur d’environ 30 cm.